
« Je me reposerai quand j’aurai fini. »
Cette phrase semble anodine.
Pourtant, elle peut enfermer dans un fonctionnement où le repos arrive toujours après tout le reste.
- Après le travail.
- Après les enfants.
- Après les tâches à faire.
- Après les messages auxquels répondre.
- Après les choses qu’on avait prévu de faire.
Et comme la liste n’est jamais vraiment terminée… le moment de souffler est sans cesse repoussé.
Pourquoi avons-nous parfois du mal à nous arrêter ?
Dans une société où l’on valorise beaucoup l’efficacité, être occupé peut facilement devenir une norme.
Faire. Avancer. Produire. Organiser. Anticiper.
Même les moments de repos peuvent parfois devenir des objectifs :
« Il faudrait que je profite. »
« Il faudrait que je fasse du sport. »
« Il faudrait que je sorte. »
« Il faudrait que je me détende. »
Et voilà que même la détente devient une chose à réussir.
Le problème n’est alors pas nécessairement de manquer de temps.
C’est parfois de ne plus savoir comment habiter le temps lorsqu’il n’y a rien à accomplir.
Se reposer n’est pas forcément ne rien faire
Ralentir ne signifie pas devenir passif.
Un rythme plus lent peut simplement permettre au cerveau de sortir progressivement du mode « action ».
Comme une voiture qui ne passe pas instantanément de 130 km/h à l’arrêt.
Le corps et l’esprit ont parfois besoin d’une transition.
Après une journée intense, quelques minutes de marche peuvent être plus utiles qu’une injonction à « arrêter de penser ».
Après plusieurs semaines de tension, une véritable coupure peut être nécessaire pour retrouver de l’espace mental.
Et parfois, la première étape consiste simplement à accepter que tout ne sera pas terminé aujourd’hui.
Le repos n’a pas besoin d’être mérité
C’est peut-être l’une des idées les plus difficiles à intégrer.
On peut avoir tendance à penser : « Quand j’aurai terminé, je pourrai me reposer. »
Mais si la fin de la liste recule constamment, le repos devient inaccessible.
On peut alors essayer une autre logique :
Le repos n’est pas une récompense. Il fait partie du fonctionnement.
Comme le sommeil.
Comme une respiration.
Comme les périodes où la nature semble ne rien faire… alors qu’en réalité, elle se prépare déjà à la suite.
Un arbre ne produit pas des feuilles toute l’année.
Il existe des périodes de croissance, d’autres de ralentissement, d’autres encore où l’énergie se concentre ailleurs.
L’être humain fonctionne lui aussi avec des rythmes.
Et si vous arrêtiez de remplir chaque espace ?
Essayez cette expérience aujourd’hui.
Prenez 10 minutes.
Pas pour ranger.
Pas pour répondre à vos messages.
Pas pour écouter un podcast.
Pas pour apprendre quelque chose.
Simplement 10 minutes où vous n’avez rien à accomplir.
Puis observez ce qui se passe.
Votre cerveau cherche-t-il immédiatement quelque chose à faire ?
Une pensée apparaît-elle : « Je perds mon temps » ?
Avez-vous envie de prendre votre téléphone ?
Il n’y a rien à corriger.
Il s’agit simplement de remarquer.
Puis de vous poser cette question :
« Si je n’avais rien à prouver pendant ces dix minutes, qu’est-ce que je choisirais de faire ? »
La réponse peut être surprenante.
Ralentir avant que le corps ne réclame l’arrêt
La fatigue est multifactorielle et une fatigue importante ou persistante mérite d’être prise au sérieux et, si nécessaire, d’en parler avec un professionnel de santé.
Mais au quotidien, certains signaux peuvent aussi nous inviter à regarder notre rythme :
une irritabilité inhabituelle,
des difficultés à décrocher,
l’impression d’être constamment pressé,
la sensation de ne jamais en faire assez,
ou simplement cette pensée : « Je n’ai pas le temps de souffler. »
Il n’est pas toujours nécessaire d’attendre que le corps dise stop pour commencer à ralentir.
L’hypnose peut notamment aider à prendre du recul par rapport aux automatismes, aux exigences que l’on s’impose et à retrouver progressivement un rapport différent au rythme et au repos.
À Annecy, au Châtelard ou en visio, cet accompagnement peut s’inscrire dans une démarche plus globale de retour à soi.
Parce que parfois, ralentir n’est pas reculer.
C’est simplement arrêter de courir assez longtemps pour vérifier où l’on va.

Stress, fatigue, charge mentale : pourquoi est-il si difficile de ralentir sans culpabiliser ? Découvrez comment retrouver un rythme plus serein grâce à l’hypnose à Annecy.
Cabinet à Annecy (43 bis av. de Genève) et au Châtelard — Visio disponible tous les jours — 06.64.74.91.18
En savoir plus sur Kaelig Bourdaud