Votre enfant pleure le matin avant d’aller à l’école. Il se plaint de maux de ventre récurrents sans cause médicale identifiée. Il ne dort pas bien, ou s’endort mais se réveille la nuit. Il manque de confiance en lui, craint le regard des autres, refuse certaines activités qu’il aimait autrefois. Peut-être vous dites-vous que c’est passager, que ça va passer avec l’âge. Peut-être avez-vous raison. Mais peut-être pas.

La santé mentale des enfants est un sujet qui monte en puissance dans les données de santé publique françaises, et les chiffres sont préoccupants. Non pour vous alarmer, mais pour vous aider à ne pas minimiser ce que ressent votre enfant, et à identifier les bons leviers pour l’aider.

Vous souhaitez en savoir plus sur l’accompagnement des enfants et a par l’hypnose ? Consultez ma page dédiée à cette thématique, que j’ai intégrée en spécialité.

1. Ce que les études révèlent sur le bien être de nos enfants

En 2023, Santé publique France a publié les premiers résultats de l’étude Enabee, la première enquête épidémiologique nationale dédiée à la santé mentale des enfants de 3 à 11 ans scolarisés en France. Les résultats sont éclairants : 13 % des enfants de 6 à 11 ans présentent au moins un trouble probable de santé mentale, qu’il soit émotionnel (anxiété, dépression légère), oppositionnel, ou lié à l’attention.

Chez les enfants de maternelle (3-6 ans), ce taux est de 8 % selon les résultats 2024 de la même étude. Ces chiffres sont comparables à ceux observés dans d’autres pays européens, mais ils signifient concrètement qu’il y a en moyenne 2 à 3 enfants par classe primaire qui souffrent d’une difficulté de santé mentale significative.

Ce qui inquiète davantage encore : selon la DREES, près d’un enfant sur six a eu besoin de soins de santé mentale entre 2020 et 2021. Et le Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Âge (HCFEA) déplore en 2024 un « écart considérable » entre la demande de soins en hausse et les capacités de prise en charge, décrites comme en « grande difficulté ».

2. Les troubles émotionnels chez l’enfant : de quoi parle-t-on ?

Les « troubles émotionnels » chez l’enfant regroupent principalement les troubles anxieux (anxiété de séparation, anxiété généralisée, phobies spécifiques) et les épisodes dépressifs. Ils sont plus fréquents chez les filles, mais les garçons ne sont pas épargnés — ils expriment plus souvent leur détresse sous forme comportementale (agitation, opposition, TDAH).

Ces troubles ne sont pas des caprices ni des étapes normales du développement à traverser sans aide. Ce sont des difficultés réelles qui, non traitées, peuvent perturber l’apprentissage, la socialisation, la confiance en soi — et laisser des empreintes durables à l’âge adulte.

L’anxiété de séparation

Très fréquente chez les jeunes enfants, elle devient préoccupante quand elle persiste au-delà de 6-7 ans ou qu’elle s’intensifie. L’enfant craint excessivement d’être séparé de ses figures d’attachement — ce qui peut provoquer des refus scolaires, des pleurs intenses, des plaintes somatiques.

La phobie scolaire (ou refus scolaire anxieux)

La phobie scolaire n’est pas l’école buissonnière. C’est, selon la définition de la pédopsychiatre Laelia Benoit (CESP, Inserm), « une vive détresse émotionnelle face à l’école, que l’enfant évite malgré les efforts raisonnables de ses parents ». Elle est difficile à mesurer précisément en France — l’Inserm a publié une analyse de fond sur le sujet, qui identifie plusieurs trajectoires et pics de déclenchement : à l’entrée en CP, à l’entrée en collège, et lors de transitions majeures comme l’orientation lycée.

L’anxiété généralisée chez les adolescents

Les adolescents ne sont pas en reste. Selon le Baromètre des adolescents Ipsos 2023, près d’1 adolescent sur 3 fait l’objet d’une suspicion de trouble anxieux généralisé — une proportion « inquiétante » selon les auteurs, stable par rapport à l’année précédente.

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3. Pourquoi les enfants sont-ils si vulnérables ?

La dégradation de la santé mentale des jeunes est un phénomène mondial, accéléré par la pandémie de Covid-19. Mais les facteurs sont multiples et structurels :

  • La pression scolaire : contrôle continu, compétition, peur de l’échec et de l’orientation dès le collège.
  • L’hyperstimulation numérique : les écrans (6h18 par jour en moyenne chez les 11-15 ans selon Ipsos) fragmentent l’attention et exposent à l’anxiété informationnelle.
  • La dissolution des repères sociaux : moins de jeux libres, moins d’autonomie, plus de supervision adulte — ce qui peut paradoxalement augmenter l’anxiété.
  • Le reflet de l’anxiété parentale : les enfants sont de puissants capteurs émotionnels. Le stress des parents se transmet.

La santé mentale a d’ailleurs été déclarée Grande Cause Nationale 2025 — un signal fort des pouvoirs publics sur l’ampleur du problème. Voir l’annonce de Santé publique France.

4. Ce que vous pouvez faire en tant que parent

Face à ces réalités, les parents ne sont pas démunis. Plusieurs leviers sont documentés comme efficaces pour soutenir la santé mentale des enfants :

Écouter sans minimiser

« C’est rien, tu verras dans deux ans ça ira » est bien intentionné mais souvent contre-productif. L’enfant qui ne se sent pas pris au sérieux apprend à taire sa détresse. Accueillir les émotions sans les juger (même si elles nous semblent disproportionnées) est un premier acte thérapeutique.

Consulter un professionnel sans attendre

Attendre que « ça passe » est une stratégie risquée. Plus une difficulté anxieuse est prise en charge tôt, plus elle est facile à résoudre. Les listes d’attente en pédopsychiatrie étant longues, il vaut mieux explorer d’autres options complémentaires.

Agir sur l’environnement

Sommeil régulier, activité physique quotidienne, temps de jeu libre sans écrans, rituel de connexion parent-enfant chaque soir : ces éléments ont une efficacité documentée sur le bien-être psychologique de l’enfant.

Envisager un accompagnement spécialisé

Selon la nature et l’intensité de la difficulté, plusieurs approches sont adaptées aux enfants : psychologie de l’enfant, thérapie par le jeu, EMDR pour les enfants ayant vécu des événements difficiles, et hypnothérapie pédiatrique, une approche que la recherche reconnaît comme particulièrement bien adaptée à la psychologie enfantine.

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5. Pourquoi les enfants répondent si bien à l’hypnose ?

Les enfants sont naturellement dans des états proches de l’hypnose une grande partie de la journée : lorsqu’ils jouent, imaginent, écoutent une histoire. Leur cerveau n’a pas encore développé les filtres analytiques des adultes ; ce qui rend l’accès à l’inconscient plus fluide, et les résultats souvent plus rapides.

En hypnothérapie pédiatrique, on ne parle pas d’hypnose à l’enfant comme à un adulte. On parle de « voyage imaginaire », de « super-pouvoir intérieur », de « histoire magique ». L’enfant s’y implique naturellement, et le changement s’effectue en douceur, sans forçage, au rythme de l’enfant.

Les indications les plus documentées de l’hypnose pour les enfants incluent : l’anxiété et les phobies, les douleurs chroniques sans cause organique, l’énurésie nocturne, les troubles du sommeil, la préparation à des actes médicaux. La revue International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis documente régulièrement les applications pédiatriques de l’hypnose thérapeutique.

Vos questions sur les enfants et l’hypnose

Vous avez d’autres questions ? Consultez la rubrique ‘Vos questions‘ pour plus de réponses.

A quel moment doit-on vraiment consulter pour son enfant ?

Consultez si les difficultés durent depuis plus de 3 à 4 semaines, si elles impactent la scolarité ou la vie sociale, si l’enfant exprime de la détresse de façon récurrente, ou si vous observez un changement notable de comportement ou de caractère. Ne pas attendre est toujours le meilleur choix.

Mon enfant est timide et réservé, est-ce un trouble anxieux ?

Pas nécessairement. La timidité est un trait de personnalité, pas un trouble. Un trouble anxieux se caractérise par une souffrance significative et un impact sur le fonctionnement quotidien. Un enfant timide qui va bien à l’école, a des amis et participe à des activités n’a pas forcément besoin d’un accompagnement. Si en revanche la timidité l’isole ou l’empêche de s’épanouir, c’est différent.

L'hypnose peut-elle remplacer le suivi chez un psychologue pour mon enfant ?

Les deux approches sont complémentaires. ce sont toutes les 2 des outils très efficaces. Le choix des approches vous revient à vous et votre enfant pour sélectionner celle qui vous convient le mieux. L’hypnose est particulièrement recommandée chez les enfants & ados pour qui le fait de parler peut-être difficile.

Votre enfant mérite d’être entendu, et vous méritez d’être accompagné dans ce questionnement.

Kaëlig Bourdaud — Cabinet à Annecy (43 bis av. de Genève) et au Châtelard — Visio disponible tous les jours — 06.64.74.91.18

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Kaelig Bourdaud Hypnothérapeute
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